La création du Relais Enfants-Parents du Cameroun

Claire-4368.jpgCette Association est à la base le fruit d’une rencontre, d’une concertation et d’un partage commun de vues entre deux associations : la mission petits choux en détresse, créée au Cameroun, et le relais parent enfant de Montrouge en France. 

Partie d’une idée simple guidée par sa sensibilité d’éducatrice, doublée d’une attention manifeste pour les questions de défaveur sociale, l’initiatrice de la mission petits choux en détresse, Claire MIMBOE NDI-SAMBA, après une expérience fructueuse en matière d’aide à l’enfance a réorienté ses activités pour plus d’efficacité. C’est ainsi qu'après avoir découvert avec enthousiasme en décembre 2005, la solide action du réseau des relais enfants parents d’Europe, à travers son antenne de Montrouge avec pour Président Marie-France Blanco, première initiatrice d'un REP en 1986, elle a franchi le pas du monde de l’enfance de détenus. 

Un monde, un univers maîtrisé par les relais enfants parents d’Europe. Par l’expérience du terrain, la systématisation des actions en la matière. Ces compétences dont les besoins se faisaient pressants au Cameroun, tant la situation sociale déplorable et l’absence de budgets conséquents en matière sociale empêchaient l’éclosion et le développement d’une véritable activité de soutien aux enfants de détenus, ont sensibilisé l’initiatrice. 

D’un commun accord, le Relais Enfants Parents Cameroun est passé d’une idée de transformation de nom d’association en un véritable transfert de savoir-faire au sein du réseau des relais. 

Fort de cela, une étude a permis de constater et d’établir une photographie de la situation des enfants de détenus : estimés à 50 000 , ces enfants vivent des situations de détresse psychologique, de rejet, de stigmatisation et sont victimes de pauvreté. L’étude complémentaire densifiée par l’analyse de la situation générale du système pénitentiaire et les études de cas réalisées par des assistantes sociales a permis de mieux cerner l’environnement d’intervention. Cette approche a favorisé également un bon contact avec les autorités et responsables ainsi qu’avec les détenues.

De manière graduelle, l’association a commencé dans une approche pilote par s’intéresser aux enfants de femmes détenues. Le fruit de cette expérience permettra de généraliser les interventions selon les moyens financiers , matériels et humains. 

Répandant une note d’espoir, professionnalisant les pratiques, investissant prisons, lieux de détention, pénétrant habilement les familles, réconfortant enfants, liant harmonieusement et renouant les relations très souvent interrompues entre détenus et enfants, l’association poursuit son chemin. L’aide, l’appui et le soutien de donateurs, organisations non gouvernementales, bienfaiteurs, institutions diverses laisse entrevoir la poursuite du formidable projet, la main sur le cœur, de rétablissement des liens au sein d’un univers caractérisé par la marginalité, le désespoir, la honte et parfois le reniement.