Lettre aux amis

Publié le par Relais Enfants-Parents du Cameroun

Chers amis,

Je suis entrée en contact avec Claire Mimboe Ndi-Samba, après l’avoir entendue interviewée sur RFI sur son action en faveur des enfants dont la mère est en prison. J’ai été sensible à la fois à sa simplicité et à sa détermination, sensible également à cette solidarité de proximité dont elle nous donne l’exemple. Directrice de collège et enseignante d'informatique, Claire Mimboe Ndi-Samba remarque, dans sa classe un enfant qui devient brusquement agressif, qui travaille mal. Elle enquête et découvre que sa mère a été jetée en prison, que sa belle mère le traite avec mépris, lui prédisant un avenir semblable à celui de sa mère…. C’est ainsi qu’a débuté son action. D’autres femmes l’ont aidée, conduisant les enfants à leur mère emprisonnée. Relais Enfants-Parents, association française, lui a donné les conseils nécessaires pour organiser son action.

Nous avons la chance en France -même s’il reste beaucoup à faire- d’avoir un grand nombre d’organisations caritatives, un Etat qui prend à sa charge un minimum de besoins chez les personnes les plus démunies. Nous ne pouvons pas imaginer un seul instant qu’il n’y ait pas de berceau dans une prison où des mamans viennent d’accoucher. Nous n’imaginons pas qu’on ne donne pas de lait, qu’on ne vaccine pas les nouveaux nés, qu’on ne leur donne pas de quoi se vêtir… Au Cameroun, il n’en va pas de même, nous le savons bien.

On parle beaucoup de l’aide à l’Afrique, une aide qui, nous sommes beaucoup à le penser, profite souvent aux plus riches des Africains et qui revient souvent en France par le biais des industries exportatrices. Je pense que le travail de Claire Mimboe Ndi-Samba ne soulage pas seulement la douleur de l’enfant et de sa mère, il aide les enfants à devenir des hommes malgré cet immense handicap qu’ils ont à la naissance. Et c’est par ses hommes que l’Afrique se sauvera…

Ce que j’ai aimé dans cette association, qui est une petite association, c’est l’intelligence qui l’anime et  l’ organisation qui s’appuie sur des bases locales et traditionnelles avec ses « sitas-relais », « tantes relais », formées par des psychologues : une association africaine pour des Africains, qui n’hésite à faire passer la psychologie dans l’organisation d’une société traditionnelle, à faire passer dans les faits l’idée d’un suivi médical de la prime enfance. Mais j'ai surtout aimé ce travail et cette solidarité de proximité qui témoignent qu’il y a des gens qui voient encore, avec leur cœur, ce qui se passe à leur porte et ne comptent pas seulement sur les ONG -dont je ne sous estime pas le travail, loin de là- pour résoudre toutes les misères du monde. Cet engagement individuel, cette entreprise personnelle, qui petit à petit et à son échelle rassemble des bonnes volontés, me réconforte.

Nous pouvons lui donner un coup de main, de diverses manières : envoyer des vêtements, des médicaments par l’intermédiaire de Relais Enfants-Parents à Montrouge. Nous pouvons faire circuler cet e-Mail à nos connaissances (en y ajoutant un message).

Mais nous pouvons aussi lui adresser un chèque du montant qui vous conviendra, parrainer ou co-parrainer à l’année un enfant. REPCAM a besoin d’argent pour étendre son action.

D'avance, merci pour ce que vous ferez.

Je vous embrasse

Gisèle LEVY

Paris

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